Étiquetage cosmétique : les 10 erreurs les plus fréquentes, expliquées simplement
- Jeanne Julé
- il y a 2 jours
- 13 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 20 heures
Vous préparez votre première gamme de cosmétiques, ou vous reprenez l'étiquette d'un produit qui existe déjà ? Ce que vous imprimez sur un flacon n'est pas seulement du design. C'est un texte encadré, mention par mention, par une loi européenne : le règlement (CE) n° 1223/2009. Si une information manque ou est mal écrite, le produit peut être bloqué en douane, retiré de la vente ou refusé par un distributeur même si la formule est irréprochable.
Bonne nouvelle : les erreurs sont presque toujours les mêmes. Voici les dix plus fréquentes, expliquées simplement, avec ce qu'il faut vérifier à chaque fois. Aucun prérequis : on définit le vocabulaire au fur et à mesure.
Le vocabulaire à connaître avant de commencer
Personne Responsable (PR) : l'entreprise qui répond du produit devant les autorités. Tout cosmétique mis sur le marché de l'Union européenne (et de l'Espace économique européen) doit en avoir une, établie sur ce territoire. Cette qualité découle du règlement fabricant, importateur, ou entreprise désignée par mandat écrit et non de ce qui est imprimé sur l'étiquette.
Façonnier : l'usine qui fabrique le produit pour le compte de la marque. Ce n'est pas forcément la Personne Responsable.
DIP (dossier d'information produit) : le dossier qui rassemble la description du produit, le rapport sur la sécurité, la méthode de fabrication et la conformité aux bonnes pratiques, les preuves des effets revendiqués lorsque la nature du produit le justifie, et les données d'expérimentation animale. Il doit rester accessible aux autorités pendant dix ans après la mise sur le marché du dernier lot.
BAT (bon à tirer) : la maquette finale de l'emballage, celle que l'on valide juste avant de lancer l'impression. Après, tout changement coûte cher.
INCI : la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques. Dans l'Union, la référence opposable est le glossaire des dénominations communes publié par la Commission, fondé sur l'INCI : l'eau s'écrit « Aqua », le beurre de karité « Butyrospermum Parkii Butter ». Attention, elle n'est pas transposable telle quelle hors d'Europe : la FDA exige « Water » et « Fragrance » là où l'Union écrit « Aqua » et « Parfum ».
Mise sur le marché : la première fourniture d'une unité sur le marché de l'Union, dans le cadre d'une activité commerciale. Ce n'est ni la date de fabrication, ni la date de lancement de la gamme. À ne pas confondre avec la mise à disposition, qui désigne chaque fourniture ultérieure, y compris la vente au consommateur. La distinction est décisive quand un texte fixe des dates limites différentes pour les deux.
DGCCRF : l'administration française qui contrôle les produits en rayon et sanctionne les non-conformités.
À retenir avant de lire la suite : une étiquette conforme ne protège pas seulement le consommateur, elle protège l'entreprise. En cas de problème, c'est le premier document que l'on vous demandera avant même la formule.

« Les neuf mentions que toute étiquette cosmétique doit porter en France et dans l'Union européenne »
1. On ne sait pas qui est vraiment responsable du produit
En clair : une entreprise doit être clairement identifiable comme garante du produit, et son adresse doit être lisible sur l'emballage.
Le nom et l'adresse de la Personne Responsable doivent figurer sur le récipient (le flacon, le tube) et sur l'emballage extérieur (l'étui). L'adresse peut être abrégée, à condition de permettre encore d'identifier l'entreprise et de lui adresser un courrier : une ville notoire peut suffire si le courrier postal ordinaire y parvient, mais une adresse de site internet, qui n'est pas une adresse postale, ne répond pas à l'exigence. Si plusieurs adresses apparaissent l'usine, le distributeur, la marque le règlement impose de mettre en évidence celle où le dossier d'information produit est tenu à disposition des autorités. Il ne prescrit aucun procédé : les lignes directrices du secteur retiennent le soulignement, le gras ou une mention identifiante conviennent tout autant.
L'erreur type : la marque laisse imprimer la seule adresse du façonnier et son propre nom disparaît. Précision importante : elle ne cesse pas pour autant d'être Personne Responsable cette qualité découle du règlement et du mandat écrit, pas de l'étiquette. Mais l'étiquetage devient non conforme, et le contrôle se tournera d'abord vers l'entreprise identifiée sur le pack.
2. Le pays de fabrication n'est pas indiqué
En clair : si le produit est importé, c'est-à-dire fabriqué hors de l'Union européenne, le pays d'origine doit être indiqué.
Le critère n'est pas géographique au sens courant : un produit fabriqué au Royaume-Uni ou en Suisse est fabriqué en Europe, mais reste un produit importé pour lequel la mention est obligatoire. Le règlement n'impose aucune formulation type ; en pratique on écrit « Fabriqué en Chine », et pour le marché français la version française est la plus sûre au regard de la loi sur l'emploi de la langue française. La mention est souvent oubliée sur les produits achetés tout faits à un fournisseur étranger, alors que c'est l'un des premiers points vérifiés à l'entrée sur le territoire.
L'erreur inverse : écrire « Fabriqué en France » alors que seule la mise en flacon y est réalisée. Pour revendiquer une origine, le produit doit y avoir subi une transformation substantielle, pas seulement un conditionnement. Sinon, la mention devient trompeuse et vous expose au titre des pratiques commerciales.
3. On confond la date de péremption et la durée après ouverture
En clair : il existe deux façons d'indiquer jusqu'à quand le produit est sûr, et c'est la durée de stabilité démontrée qui détermine laquelle s'applique.
Tout part des tests de stabilité : des essais en laboratoire qui mesurent combien de temps le produit reste stable. Si la durabilité minimale est de 30 mois ou moins, on affiche une date de durabilité minimale (DDM) : « À utiliser de préférence avant fin » suivie de la date, ou le symbole du sablier. La date se compose, dans l'ordre, du mois et de l'année, ou du jour, du mois et de l'année. Si la durabilité dépasse 30 mois, la DDM n'est plus exigée : on indique à la place une période après ouverture (PAO), le symbole du petit pot ouvert suivi d'une durée exprimée en mois et/ou en années 6M, 12M, 24M. C'est la durée pendant laquelle le produit reste sûr après ouverture et peut être utilisé sans dommage pour le consommateur.
Les erreurs les plus courantes :
Mettre une PAO sur un produit qu'on n'ouvre qu'une fois monodose, échantillon, aérosol scellé : la notion n'est pas pertinente, on n'imprime pas le pot ouvert. Attention, cette dispense ne vaut que pour la PAO : si la durabilité du produit est de 30 mois ou moins, la DDM reste obligatoire.
Afficher 24M alors que le laboratoire n'a testé la stabilité que sur 12 mois. La durée annoncée doit toujours être couverte par un test réel.
Écrire une date ambiguë. Le format mois/année est autorisé, mais « 03/26 » se lit aussi bien mars 2026 que l'année 2003 : l'année sur quatre chiffres, « 03/2026 », lève le doute.
Afficher les deux à la fois. Le règlement ne l'interdit pas expressément, mais les lignes directrices du secteur retiennent un affichage exclusif : DDM seule en deçà de 30 mois, PAO seule au-delà. Cumuler brouille le message et attire le contrôle.

« DDM ou PAO : comment choisir en une seule question »
4. La liste des ingrédients est mal écrite
En clair : la liste des ingrédients obéit à des règles précises d'écriture et d'ordre. Ce n'est pas un simple copier-coller de la fiche du fournisseur.
La liste doit être précédée du mot « Ingrédients ». La version française du règlement retient le terme accentué, et la fiche pratique de la DGCCRF également. Mais ce point ne figure pas parmi les mentions dont le règlement renvoie la langue au droit national, ce dont les lignes directrices du secteur déduisent que « Ingredients » n'a pas à être traduit. Les deux graphies sont largement pratiquées en France ; « Ingrédients » reste l'option la plus sûre. Choisissez-en une et tenez-la sur toute votre gamme.
Vient ensuite la liste elle-même, en INCI, dans l'ordre décroissant de l'importance pondérale des ingrédients au moment de leur incorporation dans la formule et non selon leur teneur dans le produit fini. En dessous de 1 %, l'ordre devient libre, mais tous les ingrédients au-dessus de 1 % doivent être placés avant. Les colorants sauf ceux destinés à colorer les cheveux ou le système pileux du visage peuvent être regroupés en fin de liste, hors ordre pondéral, sous leur numéro CI lorsqu'il en existe un ; pour un maquillage décliné en plusieurs teintes, on peut les regrouper derrière la mention « peut contenir » ou « +/- ». Enfin, un ingrédient présent sous forme de nanomatériau au sens du règlement insoluble ou bio-persistant, fabriqué intentionnellement, entre 1 et 100 nanomètres porte la mention « [nano] » juste après son nom.
L'erreur type : reprendre la liste du fournisseur telle quelle. Elle est souvent rédigée en noms commerciaux « Huile d'amande douce bio » et non en INCI « Prunus Amygdalus Dulcis Oil ». C'est la première source de non-conformité que nous rencontrons.
5. Les allergènes du parfum ne sont pas déclarés
En clair : certaines molécules parfumantes provoquent des allergies. Au-delà d'une toute petite quantité, elles doivent être nommées dans la liste des ingrédients pour que les personnes concernées puissent les repérer.
Les seuils sont très bas : 0,001 % pour un produit qui reste sur la peau (une crème, un sérum) et 0,01 % pour un produit que l'on rince (un gel douche, un shampooing). En dessous, la molécule reste couverte par le mot « Parfum ». Au-dessus, elle doit apparaître sous son nom.
Ce qui a changé récemment : le règlement (UE) 2023/1545 a ajouté 56 substances à déclarer nommément, portant la liste de 26 à 82. Depuis le 1er août 2026, un produit non conforme ne peut plus être mis sur le marché européen. Les unités déjà mises sur le marché avant cette date c'est-à-dire déjà cédées par la Personne Responsable, qu'elles soient en rayon ou encore en entrepôt peuvent être écoulées jusqu'au 31 juillet 2028.
Concrètement, la mise en conformité demande quatre étapes : redemander à votre parfumeur la liste des allergènes présents, recalculer les pourcentages formule par formule, mettre à jour le dossier d'information produit, puis réimprimer les emballages.

« Les seuils de déclaration et les deux dates à retenir »
6. La quantité est mal exprimée
En clair : le poids ou le volume affiché est celui du produit au moment où on le met dans son contenant, en grammes ou en millilitres.
Certains cas sont dispensés : les contenants de moins de 5 g ou 5 ml, les échantillons gratuits et les doses uniques. Pour un coffret dont le poids ou le volume global n'est pas significatif, on peut remplacer la quantité par le nombre d'articles et même s'en dispenser si ce nombre se voit de l'extérieur ou si le produit ne se vend habituellement qu'à l'unité.
L'erreur type : ajouter le petit « e » que l'on voit à côté des quantités sur beaucoup d'emballages, parce que « ça fait professionnel ». Ce marquage est facultatif, mais en l'apposant le conditionneur ou l'importateur s'engage : quantité moyenne du lot conforme, écarts dans les tolérances, autocontrôles enregistrés et opposables aux autorités. L'imprimer sans remplir ces conditions est une non-conformité au titre de la réglementation métrologique, et non du règlement cosmétique. Il ne peut d'ailleurs pas figurer sur un contenant de moins de 5 g ou 5 ml.
7. Les précautions d'emploi sont raccourcies ou pas traduites
En clair : en France, quatre mentions doivent être en français, et certains avertissements doivent être recopiés mot pour mot.
Le règlement laisse chaque pays décider de la langue de quatre mentions : la quantité, la date de durabilité, les précautions d'emploi et la fonction du produit ainsi que des informations reportées sur une notice. En France, elles doivent être en français. La liste des ingrédients, elle, n'est pas concernée : elle reste en INCI, une nomenclature internationale et non une version anglaise.
Par ailleurs, le règlement impose des phrases d'avertissement toutes prêtes pour certains ingrédients : filtres solaires, conservateurs, colorations capillaires. Ces phrases se recopient à l'identique. Les reformuler « pour gagner de la place » est un motif classique de non-conformité. Si la surface manque vraiment, le symbole de la main posée sur un livre ouvert permet de reporter les précautions d'emploi et la liste des ingrédients et elles seules sur une notice, une étiquette, une bande ou une carte jointe ou attachée au produit. Encore faut-il que ce support accompagne réellement le produit.
8. Le numéro de lot est absent ou illisible
En clair : le numéro de lot est l'identifiant de la fournée de fabrication. Il permet, en cas de problème, de retrouver exactement quels produits sont concernés.
Il doit figurer à la fois sur le récipient et sur l'emballage. Seule exception : lorsque les dimensions réduites du produit rendent cela matériellement impossible, la mention peut ne figurer que sur l'emballage. Deux pièges fréquents : le numéro imprimé uniquement sur le carton d'expédition, que le consommateur ne voit jamais ; et le numéro gravé au fond d'un tube, qui s'efface à l'usage.
Pourquoi c'est important : si un lot pose problème et qu'il n'est pas identifiable, vous ne pouvez pas retirer seulement les produits concernés. Vous devez retirer toute la référence.
9. Les promesses marketing ne sont pas justifiables
En clair : toute mention qui attribue au produit un effet ou une caractéristique c'est ce qu'on appelle une allégation qui doit pouvoir être prouvée, et la preuve doit être versée au dossier d'information produit.
Un texte européen fixe six critères communs : conformité avec la législation, véracité, éléments probants, sincérité, équité, et choix en connaissance de cause.
En pratique :
« Sans paraben », « sans sulfate » : proscrit lorsque cela revient à dénigrer un ingrédient légalement autorisé. Dire ce que le produit ne contient pas pour laisser entendre que les autres sont dangereux n'est pas permis.
« Hypoallergénique » : demande un vrai dossier de preuves. Avoir simplement retiré quelques allergènes connus ne suffit pas.
« Testé dermatologiquement » : suppose qu'un test a réellement eu lieu, avec un rapport daté et archivé.
« Bio » : les ingrédients doivent être certifiés au titre de la réglementation européenne sur l'agriculture biologique ; le produit fini relève en pratique d'un référentiel privé, type COSMOS.
« Naturel » : aucun texte ne définit le terme ni n'impose de certification. L'allégation doit malgré tout être étayée, par exemple selon la norme ISO 16128, et la preuve versée au dossier.
Lors d'un contrôle, on ne vous demandera pas ce que vous vouliez dire, mais ce que vous pouvez prouver.
10. On oublie les mentions qui viennent d'autres réglementations
En clair : le règlement cosmétique n'est pas le seul à imposer des mentions sur votre emballage.
Le tri des déchets : en France, le logo Triman et la consigne de tri sont obligatoires sur les emballages ménagers. Des aménagements existent pour les petits formats, très courants en cosmétique : entre 10 et 20 cm², seul le Triman doit figurer sur l'emballage, la consigne pouvant être dématérialisée ; en dessous de 10 cm², les deux peuvent l'être. Ces seuils sont doublés pour les emballages cylindriques ou sphériques.
Les aérosols : ils relèvent de la directive européenne sur les générateurs aérosols, qui impose ses propres mentions et pictogrammes d'inflammabilité. Attention à une confusion fréquente : les cosmétiques finis destinés au consommateur sont exclus du champ du règlement CLP sur les produits chimiques. Pour un parfum alcoolique qui n'est pas un aérosol, aucune obligation d'étiquetage d'inflammabilité à la vente au consommateur les règles de transport s'appliquent en revanche en amont.
L'export vers les États-Unis : d'autres règles s'appliquent : la quantité affichée à la fois en unités américaines et métriques, et depuis décembre 2024, un moyen de contact domestique (adresse, téléphone ou coordonnées électroniques aux États-Unis) permettant de recevoir les déclarations d'effets indésirables sans qu'il soit nécessaire de créer une entité américaine. La déclaration des allergènes de parfum, elle, est prévue par la loi MoCRA mais n'est pas encore applicable : la FDA n'a publié ni la règle ni la liste des substances. À anticiper, pas à appliquer.
Pourquoi ces mentions passent à la trappe : elles ne dépendent pas des mêmes personnes dans l'entreprise. Le packaging, la logistique et la qualité travaillent chacun de leur côté, et personne ne se sent responsable de l'ensemble.
Trois réflexes simples pour éviter la plupart de ces erreurs
Écrire les mentions obligatoires avant de dessiner la maquette. Donnez la liste complète au graphiste dès le départ. Corriger une création une fois qu'elle est finie coûte toujours plus cher que de bien cadrer le brief.
Faire relire la maquette par la Personne Responsable, pas par l'agence. Le studio graphique n'est ni Personne Responsable ni distributeur au sens du règlement : il ne répond pas de la conformité devant les autorités. Cela ne l'exonère pas de sa responsabilité contractuelle envers vous, mais c'est bien vous qui devrez vous justifier en cas de contrôle.
Ranger chaque version validée dans le dossier produit. Avec la date et le nom de la personne qui a validé. C'est ce qui vous permettra, deux ans plus tard, de savoir quelle étiquette correspond à quel lot.
Questions fréquentes
Je débute : par quoi commencer avant même de penser à l'étiquette ?
Par trois choses : savoir qui sera la Personne Responsable, faire évaluer la sécurité du produit par un évaluateur qualifié pharmacien, toxicologue, médecin ou discipline analogue et constituer le dossier d'information produit. L'étiquette découle de ce travail : elle en est le résumé public. La rédiger avant, c'est risquer de devoir tout réimprimer.
Faut-il écrire « Ingrédients » ou « Ingredients » ?
Les deux graphies sont pratiquées en France. La version française du règlement et la fiche pratique de la DGCCRF retiennent « Ingrédients » ; les lignes directrices du secteur considèrent que le terme n'a pas à être traduit, car il ne figure pas parmi les mentions dont la langue est renvoyée au droit national. « Ingrédients » reste l'option la plus sûre pour un produit vendu en France. Dans tous les cas, restez cohérent sur l'ensemble de votre gamme.
Peut-on afficher à la fois une date de péremption et une durée après ouverture ?
En principe non. Le règlement ne l'interdit pas formellement, mais les deux mentions répondent à des situations différentes : DDM si la durabilité est de 30 mois ou moins, PAO au-delà. Les lignes directrices du secteur retiennent un affichage exclusif. Cumuler les deux est inutile et prête à confusion pour le consommateur.
L'étiquette peut-elle être uniquement en anglais ?
Non pour un produit vendu en France. Quatre mentions doivent être en français la quantité, la date de durabilité, les précautions d'emploi et la fonction du produit ainsi que les informations reportées sur une notice. La liste des ingrédients n'est pas soumise à cette obligation de langue : elle s'écrit en INCI, une nomenclature internationale.
Mes emballages actuels sont-ils encore vendables malgré les nouveaux allergènes ?
Oui, sous condition. Les unités déjà mises sur le marché avant le 31 juillet 2026 c'est-à-dire déjà cédées une première fois par la Personne Responsable peuvent être écoulées jusqu'au 31 juillet 2028 : un distributeur peut donc continuer à vendre ce stock. En revanche, toute unité que vous mettez sur le marché depuis le 1er août 2026 doit porter le nouvel étiquetage. C'est la date de première mise à disposition qui compte, pas la date de fabrication ni celle de la vente en magasin.
Qui est responsable en cas d'erreur : la marque ou l'usine ?
La Personne Responsable : c'est elle qui garantit la conformité et en répond devant les autorités, quels que soient les accords passés avec le façonnier ou l'agence graphique ces accords règlent qui paie la réimpression, pas qui est responsable devant la loi. Le distributeur conserve toutefois ses propres obligations : avant de mettre un produit en rayon, il doit vérifier la présence des mentions essentielles, le respect des exigences de langue et le fait que la date de durabilité n'est pas dépassée.
Vous lancez un produit et vous ne savez pas par où commencer ?
REGULOO accompagne les marques sur toute la chaîne : consignes d'étiquetage adaptées à chaque pays de vente, relecture de vos maquettes avant impression, dossier d'information produit, rapport de sécurité, et mandat de Personne Responsable si vous n'en avez pas.




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