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  • reguloo

Les allégations cosmétiques "sans" et "avec" dans le collimateur de la DGCCRF!

Dernière mise à jour : 13 juil. 2022

On connaissait bien les allégations "sans": "sans conservateurs", "sans silicone" ,"sans paraben"....mais par contre l'allégation "avec" c'était beaucoup moins clair.


Lors des journées réglementaires organisées, le 22 et 23 mars 2022 , par Cosmed, la DGCCRF a présenté le bilan des inspections de l'année 2021 et a informé sur les inspections à venir.

Commençons par les allégations "sans", nous savions tous que l'autorité de régulation de la publicité, l'ANSM et la DGCCRF avait préparé des recommandations pour l'utilisation à bon escient de l'allégation "sans".

L'objectif c'était l'arrêt de l'utilisation du "sans" comme argument marketing car cela faisait accroître la méfiance des consommateurs sur certains ingrédients .Par exemple certains paraben sont safe et connues et sont autorisés, mais dans la tête de tous, c’est le cosmétique "sans paraben "qui est safe. Or dans certains de ces cosmétiques sans paraben d'autres conservateurs moins connus, sans aucun recul d'utilisation sont utilisés par les fabricants pour les remplacer. Mais peut être que dans quelques années nous aurons l’interdiction de ces nouveaux conservateurs.

Oui, il faut savoir que le recul d’utilisation nous permet de classer et informer sur la sécurité d’emploi des ingrédients. C’est pourquoi il est important que les fabricants de cosmétique aient un système de cosmétovigilance performant.


Mais alors comment le fabricant peut il savoir s'il a le droit ou non d'utiliser une allégation "sans"?

Pour savoir si une allégation « sans » est autorisée, le fabricant doit se demander si l’information transmise est utile pour le consommateur par rapport à sa santé (exemple sans parfum pour les personnes allergiques). Deuxième possibilité, indiquer une information utile comme « sans silicone «, car le consommateur ne peut pas savoir s’il n’y a pas de silicones en regardant la liste d’ingrédient.


Pour les allégations « avec », c’est tout autre chose. La DGCCRF a indiqué que les fabricants avaient tendance à utiliser un ou des ingrédients « alibi ». C’est à dire des ingrédients sur lesquels, les fabricants ont des tests in-vitro, ou des preuves d’efficacité via la littérature, des publications (ex acide hyaluronique pour booster la prolifération des cellules, augmenter l’élasticité). Cependant les fabricants utilisent cet ingrédient dans des quantités infimes dans leur produit cosmétique, ou alors ne peuvent pas justifier que la quantité d’ingrédient utilisé dans le produit permet de justifier l’allégation.


Comment le fabricant peut il faire pour éviter des mauvaises surprises?

La meilleure chose à prévoir par les fabricants est de faire des tests cliniques sur le produit fini pour justifier l’allégation.

Il faut savoir que la DGCCRF a donné une condamnation au pénal pour ce motif.


Les inspections en 2022 continuerons sur ces allégations « avec », ainsi que sur les allégations « hypoallergéniques », « peaux sensibles » et les allégations environnementales afin d‘éviter les pratiques trompeuses commerciales.



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